Les volets papillons secondaires

Les volets papillons secondaires

Papillons secondaires : fonctionnement et gestion électronique

Les papillons secondaires sont des dispositifs présents sur de nombreuses motos à injection afin d’optimiser le flux d’air admis par le moteur.

Ils sont positionnés en amont des papillons principaux et pilotés électroniquement par l’ECU via un moteur pas à pas.

Leur ouverture varie en fonction de plusieurs paramètres :

  • régime moteur ;
  • ouverture des gaz ;
  • rapport engagé ;
  • vitesse véhicule ;
  • stratégies électroniques propres au constructeur.

Rôle des papillons secondaires

Correctement gérés, les papillons secondaires permettent d’optimiser la vitesse des gaz dans les conduits d’admission, notamment à bas et mi-régimes.

Une gestion progressive et stratégique de leur ouverture permet notamment :

  • d’améliorer le couple disponible ;
  • d’optimiser la réponse à l’accélération ;
  • d’améliorer la souplesse moteur ;
  • de limiter certaines réactions brutales à la remise des gaz ;
  • de participer à la gestion du frein moteur.

Contrairement aux idées reçues, leur suppression systématique n’apporte pas forcément un gain de performance. Sur certains modèles, une gestion optimisée des stratégies d’ouverture offre un meilleur compromis entre performance, motricité et agrément de conduite.


Gestion électronique et reprogrammation

L’ouverture des papillons secondaires est entièrement pilotée par les cartographies présentes dans l’ECU.

La reprogrammation permet alors :

  • de modifier leur vitesse d’ouverture ;
  • d’adapter leur comportement selon le régime moteur ;
  • de supprimer certaines restrictions électroniques ;
  • d’optimiser la réponse moteur selon la configuration de la moto.

Chaque moteur réagit différemment et nécessite une approche adaptée en fonction de l’utilisation recherchée : route, piste ou préparation moteur avancée.


Évolution des systèmes modernes

Avec la généralisation des systèmes « Ride By Wire », les papillons secondaires tendent progressivement à disparaître sur les motos les plus récentes.

Les constructeurs utilisent désormais des technologies plus évoluées comme :

  • les admissions à longueur variable ;
  • les systèmes de distribution variable ;
  • les stratégies électroniques avancées de gestion de couple.

On retrouve par exemple :

  • le système YCC-I / YCCI chez Yamaha ;
  • le système DVT chez Ducati ;
  • ou encore différentes technologies de gestion dynamique d’admission selon les constructeurs.

Ces systèmes modernes permettent une gestion encore plus précise du remplissage moteur et de la courbe de couple.